La trêve des confiseurs n'aura été qu'un bref répit dans l'avalanche de mesures injustes que la droite fait déferler sur la France depuis son accession aux responsabilités.
Voilà que la ministre du Budget Madame Pécresse annonce la tenue d'un collectif budgétaire sur la TVA sociale le 18 janvier prochain, juste après le sommet sur l'emploi. On se demande bien d'ailleurs à quoi va servir ce sommet si tout est déjà décidé par avance. Quel mépris pour les partenaires sociaux!
Surtout, ce que la droite ne veut pas dire aux Français c'est que cette taxe sociale va se traduire illico par une hausse de la TVA, qui s'ajoutera à celle votée par la droite en décembre dernier. Cette TVA « anti-sociale », qui ne va pas améliorer la situation de l'emploi, est bel et bien une mesure anti pouvoir d'achat!
Une fois de plus, le Président Sarkozy trahit sa parole puisqu'en juin 2007,il avait dit « n'accepter aucune augmentation de la TVA qui aurait pour effet de réduire le pouvoir d'achat des Français ».Et depuis qu'a-t-il fait? Tout le contraire...
Une fois de plus, ce sont les classes moyennes et les plus modestes qui doivent payer la facture d'une politique libérale « clientéliste ». Et on veut nous faire croire, en omettant d'expliquer comment, que cette hausse sera partiellement compensée par une baisse des cotisations salariales, et pour les retraités qui ne perçoivent pas de salaires, comment cette hausse sera-t-elle compensée?
Ce passage en force en fin de législature et à trois mois de l'élection présidentielle est totalement irresponsable et inacceptable!
Je m'opposerai farouchement à ce projet qui en réduisant le pouvoir d'achat des Français et donc leur consommation, porte un coup à l'économie de notre pays.
Et pour faire passer la pilule, M. Sarkozy ressort opportunément l'idée d'une taxe sur les transactions financières alors qu'il s'y est toujours fermement opposé.
En effet,je veux rappeler que dès 2007, bien avant la crise, les socialistes, avec force et conviction ont proposé la taxe sur les transactions financières. A l'occasion de l'examen de chaque loi de finances, j'ai défendu avec mes collègues socialistes l'adoption de cette taxe. En vain...
Je dénonce donc cette instrumentalisation électoraliste qui discrédite l'idée d'une taxe sur les transactions financières, pourtant juste dans son principe et utile dans ses effets.
On l'a bien compris cette volte-face de la dernière heure ne convaincra personne pas même la ministre du budget Madame Pécresse :« cette taxe n'a de sens que si elle est portée par l'Europe parce que si la France la met en place seule, évidemment, à terme elle sera contournée ».
M. Nicolas Sarkozy , son Gouvernement et sa majorité ont montré leur incapacité à relever la France. Alors la question est simple: les Français veulent-ils continuer la descente vers moins de pouvoir d'achat, vers toujours moins de justice, vers moins de sécurité et vers une « méthode politique » qui sacrifie l'efficacité aux sirènes électoralistes, quitte à hypothéquer l'avenir de tous les français? Alors stop ou encore....